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Voiture de société et camionnette : l'avantage de toute nature (ATN) en 2026

Beaucoup de patrons de PME confondent le calcul de l'ATN d'une voiture et celui d'une camionnette. Voici la différence, et ce qu'il faut pouvoir prouver en cas de contrôle.

Par l’équipe Fleetmatic · 4 min de lecture · 2 novembre 2026

Camionnette moderne garée de profil dans un dépôt d'entreprise belge, portières fermées, lumière du jour.

Un patron de PME qui achète une camionnette pense souvent qu'elle est traitée comme une voiture de société sur le plan fiscal. C'est une erreur fréquente, et coûteuse si elle n'est pas corrigée à temps. Voiture et camionnette suivent deux logiques complètement différentes pour calculer l'avantage de toute nature (ATN), ce montant ajouté au salaire imposable d'un collaborateur qui peut utiliser son véhicule professionnel à titre privé.

Voiture de société : la formule de l'ATN en 2026

Pour une voiture de société, l'ATN se calcule selon une formule fixe : valeur catalogue × coefficient d'âge × 6/7 × pourcentage CO2.

Le pourcentage CO2 part d'une base de 5,5 %, puis varie de 0,1 % par gramme d'écart avec l'émission de référence, avec un plancher à 4 % et un plafond à 18 %. En 2026, les émissions de référence sont fixées à 70 g/km pour les véhicules essence, LPG et gaz naturel, et à 58 g/km pour les diesel. Plus le véhicule émet de CO2 par rapport à cette référence, plus l'ATN grimpe, jusqu'au plafond de 18 %.

Quel que soit le résultat du calcul, un montant plancher s'applique : l'ATN minimum pour 2026 est fixé à 1 690 euros par an. [À VÉRIFIER : le coefficient d'âge exact applicable en 2026 doit être confirmé sur le site du SPF Finances avant toute communication chiffrée à un client.]

Ce calcul ne s'applique qu'aux voitures. Beaucoup de gérants l'appliquent par réflexe à leurs camionnettes, alors que la règle est entièrement différente pour ce type de véhicule.

Camionnette : un ATN calculé sur les coûts réels

Pour les utilitaires légers (jusqu'à 3,5 tonnes), il n'existe aucun forfait comparable à celui des voitures. L'administration fiscale calcule l'ATN sur la base des kilomètres privés réels et des coûts réels du véhicule.

Le principe : on prend le coût total du véhicule sur l'année, et on applique la proportion des kilomètres privés parcourus sur le total des kilomètres. Un exemple concret : pour une camionnette ayant coûté 11 500 euros sur l'année, avec 7 200 kilomètres privés sur un total de 23 000 kilomètres, l'ATN s'élève à 3 600 euros (11 500 × 7 200 / 23 000).

Ce mode de calcul a une conséquence directe pour les gérants : sans suivi kilométrique fiable, impossible de connaître avec précision le montant à déclarer. C'est là qu'un relevé de trajets professionnels et privés devient utile pour documenter la réalité de l'usage du véhicule, à condition que la méthode retenue soit validée par votre comptable.

Autre point important : les camionnettes restent déductibles à 100 % pour l'entreprise, même en motorisation thermique. Un avantage qui ne concerne plus les voitures de société, comme on le voit plus loin.

Usage privé : ce qu'il faut pouvoir prouver

Beaucoup d'entreprises choisissent d'interdire tout usage privé de leurs camionnettes, pour éviter le calcul de l'ATN et la contribution CO2 qui l'accompagne. Cette contribution n'est en effet pas due si le véhicule ne sert qu'aux déplacements professionnels et aux trajets domicile-travail.

Mais cette interdiction ne se décrète pas sur le papier uniquement. L'administration attend une déclaration signée par chaque utilisateur du véhicule, et surtout, l'employeur doit pouvoir démontrer qu'il contrôle réellement cette interdiction au quotidien. Une règle écrite dans un règlement de travail, sans aucun moyen de vérification, est fragile en cas de contrôle.

Les rapports de trajets peuvent vous aider à documenter l'usage du véhicule et à objectiver le respect de cette interdiction, dans le respect de la sécurité des données. Ils ne remplacent pas un avis fiscal : faites valider votre méthode par votre comptable avant de vous en servir comme preuve auprès de l'administration.

Déductibilité 2026 : ce qui change

Le régime de déductibilité des voitures de société évolue fortement à partir de 2026. Les voitures thermiques et les hybrides rechargeables commandées depuis le 1er janvier 2026 ne sont plus déductibles du tout : 0 %.

Pour les hybrides rechargeables commandées avant le 31 décembre 2025, un régime transitoire s'applique : 50 % de déductibilité en 2026, 25 % en 2027, puis 0 % en 2028. Les véhicules électriques, eux, restent déductibles à 100 % en 2026, avant une baisse progressive les années suivantes.

Cette évolution renforce l'écart entre voitures et camionnettes : ces dernières conservent leur déductibilité à 100 %, quelle que soit leur motorisation, ce qui en fait un choix à regarder de près pour les PME qui ont besoin d'un véhicule utilitaire plutôt que d'une voiture de fonction.

Pour comparer l'impact réel sur votre budget flotte, un calculateur de retour sur investissement peut vous aider à chiffrer plusieurs scénarios avant de passer commande.

Vous gérez une flotte mixte de voitures et de camionnettes ? Un suivi clair des trajets professionnels et privés simplifie ces discussions avec votre comptable. Découvrez comment nos rapports de trajets s'intègrent à votre gestion de flotte, ou demandez votre démo gratuite pour en discuter avec notre équipe.

Équipe FleetmaticDes conseils pratiques pour gérer votre flotte, écrits par l’équipe Fleetmatic à Renaix.

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